Club 9aev : Bilan de la sélection de juillet et août

Bonjour à toutes et à tous !

Attention double sélection donc article deux fois plus long ! Comme il aurait été difficile de faire une réunion au milieu de l’été, ce fut donc 10 bandes dessinées de sélectionnées qui nous ont accompagnées pendant ces deux derniers mois. J’ai fait la moitié de la sélection, un peu au hasard comme d’habitude. Voici les résumés et mon avis sur ces livres :

Concerto pour main gauche par Yann Damezin

Résumé : Inspiré par la biographie du pianiste autrichien Paul Wittgenstein, Concerto pour main gauche nous transporte dans un univers onirique et poétique, au cœur de la psyché de ce personnage tourmenté, mélancolique et complexe, que seule la musique semble apaiser.
Blessé lors de la première guerre mondiale, Paul Wittgenstein fut amputé du bras droit mais poursuivit une carrière de concertiste malgré ce handicap. La fortune laissé par son père lui permit de commander des œuvres pour la main gauche aux plus grands compositeurs de l’époque. Ainsi, c’est à sa demande que Maurice Ravel composa le célèbre Concerto pour la main gauche.
Un destin extraordinaire porté par l’élégance et la poésie du dessin de Yann Damezin.

Avis : J’ai beaucoup aimé les dessins et la mise en page de cette histoire. C’est superbe. Par contre, j’ai trouvé l’histoire intéressante mais sans plus, ce n’est pas le genre d’histoire qui va me rester longtemps à l’esprit.

Rêverie par Golo Zhao

Résumé : Ce recueil de nouvelles est composé comme le morceau de Debussy auquel il fait référence : une flânerie qui s’annonce douce et légère et qui ouvre régulièrement sur l’ambigu, le bizarre et l’effrayant. À l’image de cet étudiant chinois disparu mystérieusement après être tombé amoureux d’une diplômée d’astronomie, tatouée d’une étoile noire dans le dos. Ou encore de cette jeune femme détachée de tout qui décide de faire appel à une société privée pour organiser son suicide.

Avis : Je n’avais pas compris qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles et j’ai été un peu perdue au début mais j’ai tout de même bien apprécié ma lecture. Les dessins sont beaux et clairs. A la lecture, l’auteur m’a donnée envie d’écouter Debussy et d’en apprendre plus sur les courants artistiques dont il parle.

Little Bird par Darcy Van Poelgeest et Ian Bertram

Résumé : Les flammes d’une révolte. Le feu d’une vengeance.Rien ne semble pouvoir arrêter l’expansion de l’Empire américain, sous le joug d’un gouvernement ultra-nationaliste et théocratique. En Amérique du Nord, la guerre fait rage depuis déjà 30 ans et ne laisse derrière elle que flammes et désolation. Pour Little Bird, le temps est venu de prendre la route. À douze ans seulement, la jeune Métisse parviendra-t-elle à raviver la Résistance canadienne et à découvrir sa véritable identité ?L’auteur canadien Darcy Van Poelgeest nous propose, à travers ce roman graphique d’une grande inventivité, un parcours initiatique et mystique à la découverte des premières nations canadiennes et leurs légendes, mais pas que… Après Dans l’antre de la pénitence, le prodige Ian Bertram nous offre un nouveau voyage graphique aux frontières de la réalité, apportant un psychédélisme moebiusien à ces contrées sauvages.

Avis : J’ai bien aimé cette bande dessinée. J’ai bien aimé la critique de la société américaine mais j’ai trouve que ce n’était pas assez développé. L’esthétique des personnage est un peu particulier mais j’ai bien aimé.

Après l’enfer par Damien Marie et Fabrice Meddour

Résumé : La guerre de Sécession s’est achevée. Trois anciens confédérés reviennent du chaos sur les terres dévastées d’un Sud exsangue. Leur chemin va croiser celui de deux jeunes filles : Dorothy qui a vécu le pillage de sa ferme comme une tornade et Alice qui semble s’être réfugiée de l’autre côté du miroir pour oublier. Elles sont toutes deux dans un monde qu’elles ne connaissent plus. Ces cinq âmes errantes vont chercher une raison d’accepter la réalité. Ensemble, ils tenteront de retrouver leur humanité au milieu des ruines laissées par cette guerre fratricide…

Avis : J’ai aimé les incursions d’Alice au pays des merveilles qui ponctuent le récit. Mais j’ai trouvé que l’histoire n’était pas originale et que ce premier tome mettait beaucoup de temps à se mettre en place.

Luminary par Brunschwig et Perger

Résumé : Pittsboro, sud des États-Unis, juillet 1977. Dans la ménagerie d’un cirque, une tigresse s’apprête à mettre bas. Prenant son courage à deux mains, un jeune garçon, Billy Swan, s’introduit subrepticement dans la cage de Manasa, pour l’aider, bien que l’ensemble du personnel du cirque le dissuade de le faire. Tout le monde autour assiste, bouche bée et tétanisé à la scène, Par quel miracle, quel don lui a permis d’entrer dans la cage et de maîtriser les humeurs de la féline ? New York City, Côte Est des États-Unis. Le record de chaleur est atteint avec des températures flirtant avec les 50°C. Tant et si bien que tout le monde se rue chez les glaciers. Soudain, une explosion de lumière souffle une partie de Manhattan, faisant plus de 200 victimes et… un survivant, en position fœtale, dans les décombres. Cet homme, c’est Darby Mc Kinley. Trois semaines plus tôt, Darby Mc Kinley est admis dans une clinique, d’où provient l’épicentre de l’explosion. C’est un candidat parfait (il est hypercyphotique) pour les expériences du professeur Baldamenti…

Avis : J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Il est assez long pour que les auteurs mettent en place les différentes intrigues mais que l’on comprennent tout de même où ils veulent en venir. Les dessins sont très beaux et très colorés et l’histoire est originale. Je lirai la suite si je le peux.

La Lanterne de Nyx par Kan Takahama

Résumé : 1878, la France fait rayonner sa puissance industrielle et culturelle en organisant des expositions universelles, tandis que le Japon s’ouvre au monde après 200 années d’isolationnisme. À Nagasaki, Miyo, orpheline qui a pour seul talent le don de clairvoyance au travers des objets qu’elle touche, parvient à trouver un emploi chez Vingt, commercialisant des objets importés d’Europe. Au contact de l’Occident, elle découvrira un monde nouveau qui la conduira jusqu’à Paris…

Avis : Je n’étais pas convaincue par le résumé de ce manga mais ce sont les dessins qui m’ont décidé à le mettre dans la sélection. A la lecture de ce premier tome, j’ai beaucoup aimé. Les dessins sont beaux et changent des mangas classiques. L’histoire est intéressante. L’autrice clôture ses chapitres par des notes de recherche sur ce qu’elle développe dans le chapitre et c’était très intéressant. Je lirai la suite avec plaisir !

Enferme-moi si tu peux par Pandolfo et Risjberg

Résumé : Entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle, femmes, pauvres, malades et fous n’ont aucun droit. Parmi eux, Augustin Lesage, Madge Gill, le Facteur Cheval, Aloïse, Marjan Gruzewski et Judith Scott sont enfermés dans une société qui les exclut. Ils vont pourtant transformer leur vie en destin fabuleux. Un jour, du fond de leur gouffre, une inspiration irrépressible leur ouvre une porte. Sans culture, sans formation artistique, ils entrent comme par magie dans un monde de créativité virtuose. Touchés par la grâce ou par un « super-pouvoir de l’esprit », ils nous ont laissé des œuvres qui nous plongent dans un mystère infini.

Avis : Bande dessinée sur un courant artistique appelé art brut. J’ai découvert ce courant et j’ai adoré ce livre. On va découvrir l’histoire de 6 personnages de ce courant et c’est hyper intéressant et fascinant. J’ai aimé comment l’auteur fait interagir les personnages au fil du récit. La narration est bien maîtrisée et on ne s’ennuie pas. J’aurai par contre apprécié d’avoir des images de leurs réalisations en plus des dessins.

Six jours par Robert Venditti,Kevin Maurer et Andrea Mutti

Résumé : 6 juin 1944, Jour-J. Cent quatre-vingts deux parachutistes de l’armée américaine sont largués au-dessus des campagnes françaises, à trente kilomètres de leur objectif initial, loin derrière les lignes ennemies… Plongez dans l’histoire vraie du village de Graignes, en Normandie, où l’horreur de la guerre et le hasard des circonstances ont unis les soldats américains et les villageois français dans l’adversité et la fraternité.

Avis : Je ne suis pas une grande fan des récit de guerre et quand c’est pour vanter les actions d’un peuple, cela m’intéresse encore moins. J’ai trouvé qu’il ne passait rien pendant la première moitié du récit et que la fin précipitée n’était pas passionnante.

The Killmasters par Damian et Javier

Résumé : Norvège, 1995. The Killmasters, un groupe de métalleux, rentrent chez eux après un concert. Sur la route, ils repèrent un camion duquel s’écoule du sang et se lancent à sa poursuite. Ils le retrouvent abandonné dans un coin reculé de la forêt et des bruits effrayants s’en échappent. Alors qu’ils s’apprêtent à fuir, ils sont arrêtés par des chasseurs. Quand l’un des hommes ouvre la remorque, une créature monstrueuse apparaît et commence à massacrer tout le monde…

Avis : Le scénario semblait prometteur mais la réalisation n’était pas à la hauteur. Je m’attendais à beaucoup plus de suspens ou d’horrifique mais au final c’est assez plat.

Sergio Leone par Noël Simsolo et Philan

Résumé : Il était une fois une légende du cinéma. Espagne, 1965. Sur le plateau de Et pour quelques dollars de plus, Sergio Leone, qui signe désormais ses films de son vrai nom, s’entretient avec un journaliste pour évoquer son parcours… Fils de l’un des pionniers du cinéma italien, Sergio grandit dans l’Italie fasciste de Mussolini. C’est dans ce contexte trouble qu’il se passionne pour la littérature et le cinéma américains. Au sortir de la guerre, il fait ses premières armes, devenant l’assistant des plus grands réalisateurs de son époque comme Orson Welles ou William Wyler (pour qui il réalise la mythique scène de course de chars dans Ben Hur). Lassé du péplum, il inaugurera malgré tout sa carrière de réalisateur avec Le Colosse de Rhodes : film qui lui permet de se moquer insidieusement des codes d’un genre qu’il dénigre. Mais en déconstruisant ce genre, il lui donne une nouvelle naissance. À l’instar du western, à qui il offrira des années plus tard un nouveau souffle… et quelques-uns de ses plus grands chefs-d’oeuvre. Déjà auteur d’un livre d’entretien de référence avec le cinéaste, Noël Simsolo nous raconte par le détail la vie et la carrière du mythique Sergio Leone, inventeur du western spaghetti et probablement l’un des cinéastes les plus cultes de tous les temps.

Avis : Non lu.

Il y a eu de tout pendant cette sélection c’était intéressant. J’ai appris beaucoup de choses ! Les bandes dessinées qui ressortent de cette sélection selon moi sont : La lanterne de Nyx et Enferme moi si tu peux ainsi que Luminary. Enfin je mettrais une mention honorable Pour concerto pour main gauche pour son esthétisme.

Au mois prochain pour une nouvelle sélection !

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