Sir Nigel de Sir Arthur Conan Doyle

Début juin, dans le groupe de lecture de bande dessinée nous avions le premier tome de l’adaptation du roman de Sir Arthur Conan Doyle Sir Nigel. L’année dernière, j’avais découvert La compagnie blanche de cet auteur très connu pour son Sherlock Holmes. Sorte de duologie historique prenant place lors de la guerre de 100 ans côté anglais évidemment. Les deux romans se passent à la même période et reprennent certains personnages mais peuvent se lire dans n’importe quel ordre. Personnellement, j’ai bien aimé lire en premier La compagnie blanche puis Sir Nigel même si chronologiquement les histoires sont inversées.

Dans Sir Nigel, nous suivons les débuts dans la chevalerie d’un jeune lord anglais Nigel Loring. Au début du récit on apprend que sa famille est très connue et respectée en Angleterre mais pourtant au bord de la faillite car il ne reste que lui et sa grand-mère, dont les terres et la fortune sont peu à peu revendiquées par l’église. Le jeune Nigel issu d’une famille de chevalier rêve lui aussi de faire ses preuves, de montrer sa loyauté envers le royaume d’Angleterre et de partir chercher fortune chez les ennemis, en France.

Ainsi donc au travers de Nigel, on découvre la chevalerie anglaise avec ses codes, ses attentes et ses ambitions. Avant de se mettre en quête, Nigel va rendre visite à d’autres familles de nobles et nous permet de voir leur relation et une bonne partie du folklore anglais de l’époque. Le style de Conan Doyle est assez descriptif et il n’hésite pas à passer du temps danse son sur ces éléments. Cela m’a permis de bien m’imprégner de l’atmosphère et de l’ambiance des campagnes anglaise. J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur ces éléments de culture : par exemple il y a une scène où plusieurs personnages parlent de la chasse et de du vocabulaire très précis qui existait (existe toujours ?). Cela permet de mettre en avant l’importance d’une telle activité à l’époque pour cette partie de la société et qu’elle permettait en outre de tester l’éducation des jeunes personnes.

J’ai trouvé le personnage de Nigel est très attachant. Il est vraiment décidé à devenir chevalier même si pour cela il doit prendre des décisions très pragmatiques qui l’amènent parfois à des situations très comiques et absurdes. C’est également un homme de grand honneur, à la limite de la caricature du chevalier blanc si ce n’est parfois quelques réactions à des situations qui le révoltent qui le rendent humain.

De manière générale, les deux livres de cette duologie chevaleresque m’ont beaucoup plu. J’ai mis du temps à les lire car il y a de nombreuses descriptions et peu d’action. C’est également une petite critique que je ferais à ces romans. L’auteur met beaucoup de temps à entrer dans l’histoire et il les termine rapidement ce qui donne une impression un peu mitigée à la fermeture des livres. Malgré tout, son amour pour l’Angleterre transpire de ses mots et m’a donné très envie de visiter la région du Sussex.

Si vous souhaitez découvrir le chevalerie anglaise avec la plume de Sir Arthur Conan Doyle, n’hésitez pas à tenter ces deux romans !

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